Elevage de brebis et production d’agneaux

 

« Dans ma bergerie

Cheminent tranquillement,

La Mort et la Vie

Que le temps rumine »

– Yvan Frescaline –

 

Le troupeau actuel compte 190 brebis dont une trentaine d’agnelles de renouvellement et 5 béliers. La race charolaise a été choisie pour une production d’agneaux bien conformés pour la viande. Des croisements sont mis en place avec des béliers berrichons et charmois ; ce dernier a un gabarit plus petit et donc plus facilement manipulable et est un bon mangeur d’herbe pour une meilleure valorisation des pâtures.

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Les deux petits nouveaux, deux béliers berrichons juste arrivés sur la ferme

La ferme possède 2 bergeries, permettant ainsi de séparer le troupeau en 2 lots. Un agnelage du 1er lot s’effectue en décembre avec des agneaux conformés à 4 mois et un agnelage en mai avec le 2ème lot.

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Chaque brebis n’effectue donc qu’1 agnelage par an et elle est mise à la lutte (bisous bisous avec le bélier!) pour la première fois à 13-14 mois afin de minimiser tout risque de casse. Yvan et Béatrice, en charge du troupeau aujourd’hui, sont très présents au moment de l’agnelage afin d’éviter les pertes en agneaux lors de la mise-bas (et les pertes en brebis) et ainsi maîtriser le niveau de productivité. Par la suite, ils se concentrent sur l’observation et le suivi des agneaux afin de prévenir la mortalité.

Les 3/4 de la production d’agneaux sont écoulés en coopérative avec une filière bio par l’intermédiaire du GEOC (Groupement d’Eleveur Ovin du Causse) et 1/4 sont vendus en caissette aux clients de la ferme et voisins. Les brebis de réforme (en fin de vie au bout de 7-8 ans) sont transformés en merguez et vendues en direct.

Tout le troupeau est alimenté en foin, paille et céréales issus de la ferme. La ration des brebis se compose d’épeautre et seigle/avoine pour l’apport énergétique et de jarosse/féverole pour l’apport en azote. Seul l’aliment bio d’engraissement des agneaux est acheté en extérieur (composé de luzerne, féverole, tourteau de soja, son de blé…) ainsi que du lithothamne/argile ajouté à la ration des agneaux pour limiter l’acidification de la panse due aux concentrés.

33Ha de pâturages sont disponibles sur la ferme, dont 10Ha sont fauchés. Des landes et parcours de type causse avec des forêts où les brebis peuvent aussi s’abriter en cas de tempête estivale ; et des champs de dactyle, fétuque, trèfle, pâturin, gesse sauvage pour se régaler les babines.

De façon générale, les soins par aromathérapie (huiles essentielles) et phytothérapie sont privilégiés pour le traitement du troupeau. Les animaux sont très sensibles à ce type de médication et le recours à l’allopathie n’est envisagé que s’il y a aggravation des symptômes. L’efficacité des médecines douces est d’autant plus grande que la prise en charge des problèmes est précoce. Une grande importance est ainsi accordée à l’observation du troupeau.

 

 

 

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