Bienvenue à Graines de Clayrac

Petit texte tout gentil pour accueillir les visiteurs du site…

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A bientôt

Nouveau: le retour du pain à Clayrac

Çà y est l’atelier pain est lancé! Le four de ferme et le pétrin étaient toujours fonctionnels (le pain n’avait jamais vraiment disparu de Clayrac), il ne restait plus qu’à bricoler une petite boulangerie pour façonner les pains au chaud.

Après quelques semaines de bricolage la « boîte à pain » a été inaugurée le ?? février. Le chantier en images:

Les pains lèvent maintenant au chaud dans la boîte à pain (24 à 26 °C) pendant que nous alimentons le feu dans le fournil à quelques mètres de là.

Rendez-vous le vendredi soir pour la vente de miches bien chaudes et croustillantes!

Petite histoire de transmission

Mis en avant

 

Le mouvement de la transmission...

Yvan et Béatrice Frescaline sont agriculteurs depuis 1979. Située au hameau de Clayrac, à la frontière entre Causse et Limargue, leur ferme domine la petite commune de Bio. Elle est constituée d’une cinquantaine d’hectares de terres labourables, pâturages et bois.

Initialement spécialisés dans l’élevage ovin, ils n’ont eu de cesse de réduire leur cheptel afin de limiter les risques sanitaires du troupeau. En 2008 ils font le pas de convertir la ferme en bio et décident de largement diversifier leurs productions afin de trouver un plus grand équilibre agro-écologique et consacrer plus de terres à la production de cultures vivrières. Céréales diversifiées, légumes secs, noix, châtaignes et maraîchage cphabitent maintenant avec les 180 brebis.

Aujourd’hui Béatrice et Yvan souhaitent prendre leur retraite (bien méritée!) et transmettre leur ferme d’ici un an et demi avec l’envie qu’elle continue son aventure paysanne et biologique.

Pas de panique! La relève est assurée!

Cela faisait un petit bout de temps que pour nous trois, l’envie de devenir paysans grandissait dans nos sacs à dos de globe trotters. Mais où s’installer? Avec qui? Comment et par quoi commencer?

La reprise de cette ferme c’est aujourd’hui l’occasion de se retrouver entre amis pour travailler en collectif et concrétiser nos projets de vie. L’idée es de pérenniser les productions actuelles tout en développant de nouveaux ateliers…

… et c’est parti! Yvan et Béa nous transmettent leurs savoirs, les premières fournées de pain sortent tout juste du four, les premiers semis de légumes sont en terre, des brebis laitières vont bientôt rejoindre le troupeau existant et nous avons quelques recettes de fromages et de nombreux produits à base de châtaignes, noix et légumes dans nos tiroirs!

De nombreuses questions restent encore à clarifier, notamment concernant les modalités de rachat de la ferme. Nous n’avons pas encore de recette miracle pour faciliter la reprise de fermes et l’installation de néo-paysans comme nous, mais l’implication citoyenne dans une telle aventure nous semble un ingrédient aussi important que le levain dans la pâte à pain!

Pour en savoir plus sur le projet: Les graines de Clayrac c’est quoi?

Pour connaitre les dernières avancées du projet: Nouvelles de la ferme

 

 

Graines de paysans

Adrien : Passion troupeau depuis marmot

Déjà petiot, Adrien jouait « à l’agriculteur » quand d’autres préféraient les pompiers. La maison familiale du Pas-de-Calais tenait pourtant plus de la ménagerie (chèvre, chats, poules, chevaux) que de la ferme. Mais devenu étudiant, il se dirige d’abord vers une école d’ingénieur, avant de bifurquer très vite vers un DUT en génie civil. A ce moment, la bergerie semble lointaine, oubliée même. Sauf qu’à la faveur d’un dossier de fin d’étude sur la construction paille, Adrien se retrouve dans un éco-centre, au milieu des chèvres. La madeleine de Proust fait son effet immédiat. Il reprend un BPREA à Grenoble, puis une formation en transformation fromagère. Il enchaîne ensuite les postes d’ouvrier agricole et fromager dans différentes fermes. S’installer sur sa propre ferme ? Pourquoi pas, mais malgré l’envie, l’astreinte d’un troupeau à gérer seul repousse sans cesse cette date. Ce n’est qu’en arrivant dans le Lot en 2016 que se produit le déclic. D’abord parce que le boulot d’employé commence à lui peser. Ensuite parce qu’il croise la route de deux énergumènes en cours d’installation sur une ferme avec des brebis… mais qu’ils leur manque un éleveur ! La mayonnaise prend rapidement, et voilà notre Adrien embarqué loin de son Nord natal. Pas de problème ! En plus de l’élevage ovin, il espère bien fabriquer un peu de bière et faire frire des patates du potager !

 

Charlotte: la polyvalence et l’autonomie avant tout

 

Des champs de maïs poitevins aux collines lotoises, il n’y a qu’un pas…mais des milliers de chemins que Charlotte a (presque) tous parcourus. Après un passage par l’école d’ingénieur agronome, elle s’en va par mont et par vaux, des Alpes Hautes Provence aux Pyrénées en passant par la Colombie, glâner des savoirs et partager des histoires. Fille de paysans, elle chérie plus que tout l’autonomie: faire soi-même, de la confiture à la vannerie et au macramé, du filage de la laine à la construction en paille. L’indépendance, oui, mais pas la solitude! Très vite Charlotte rêve de s’installer sur une ferme collective. Dès son arrivée à Bio, c’est l’emballement, car ici tout ce dont une touche-à-tout comme elle peut rêver: des champs, des brebis, un potager, des vergers. Cerise sur le gâteau, elle vient d’effectuer un stage sur la transmission agricole, qui lui a donné de précieuses clés afin d’aborder sereinement la reprise de la ferme de Clayrac. Ici, elle aimerait monter un atelier de transformation et implanter un petit verger diversifié…tout en participant au maraîchage, à la boulange et à l’élevage, selon les besoins du groupe. Qui à dit qu’être paysanne c’était monotone?

 

 

Clément: l’agriculture jusqu’au bout des doigts

 

Clément n’est pas du genre à mettre la charrue avant les bœufs. Et quand il se fixe un objectif, rien ne le fait dévier de son sillon. Du lycée agricole, à une école d’ingénieur agro, en passant par un IUT en agronomie, il moissonne des savoir partout où il peut. En parallèle, il roule sa bosse aux quatre coins de nos campagnes. Ici il castre du maïs, là il suit un troupeau de chèvre, ailleurs il travaille en maraîchage. Mais peu à peu, après une profonde rencontre en Géorgie, une idée fixe germe dans sa tête fertile: devenir paysan-boulanger. Au croisement entre le vivant et la matière. Du grain au pain, auprès d’agriculteurs ou dans sa petite cuisine, il tambouille, bidouille, se débrouille. Ainsi, quand il apprend que des amis paysans cherchent à transmettre une ferme dans le Lot, avec des champs de céréales, un moulin, un four, il est prêt. Ni une ni deux, il quitte son Pic Saint Loup natal pour venir s’installer à Bio. Là, il espère continuer les céréales et légumineuses, et valoriser la farine en pain. Avec lui, aucun doute, le meunier ne s’endormira pas de si tôt!

(Textes écrits par Lorène Lavocat)

Des nouvelles d’Anaïs 

 

La suite des aventures d’Anaïs c’est dans les Pyrénées, dans une ferme qui fabrique du fromage de vache et de brebis! Merci pour cette riche saison en ta compagnie!!